DNV accompagne Axium dans la recomposition d'un portefeuille éolien en France
DNV est intervenu comme conseiller technique auprès d’Axium Infrastructure dans le cadre de l’acquisition d’une participation de 49,9 % dans un portefeuille de 22 parcs éoliens terrestres en exploitation en France, représentant une capacité installée de 174,2 MW.
À l’issue de cette opération, le portefeuille est désormais détenu conjointement par Axium et Engie Green, après la cession de la participation de la Banque des Territoires (Caisse des Dépôts). Engie conserve une position majoritaire avec 50,1 % du capital.
Ce portefeuille regroupe des actifs en exploitation répartis dans les Hauts-de-France, en Nouvelle-Aquitaine et dans le Grand Est, et contribue à la production d’électricité bas carbone sur le territoire. Les installations bénéficient de mécanismes publics de soutien, notamment sous la forme de tarifs d’achat et de contrats pour différence, assurant une visibilité sur les revenus. Dans ce contexte, l’opération s’appuie sur un portefeuille d’actifs matures en exploitation produisant une électricité renouvelable.
Dans le cadre de cette transaction, DNV a mis en œuvre une approche de due diligence technique centrée sur la performance à long terme des actifs. Les analyses ont porté aussi bien sur le potentiel d’extension de la durée de vie des installations que sur les conditions d’exploitation futures, avec des projections de coûts au-delà de la période contractuelle initiale de 20 ans. Les travaux ont également intégré l’examen du cadre réglementaire applicable au réseau et au marché de l’électricité, ainsi que des aspects environnementaux, technologiques et opérationnels. L’enjeu consistait à traduire des paramètres techniques complexes en éléments directement exploitables pour la prise de décision d’investissement, notamment en matière de production future et de trajectoire de coûts.
« Cette opération illustre la valeur d’une due diligence technique qui dépasse l’analyse classique pour restituer une lecture économique des risques », explique Brice Le Gallo, Executive Vice President et directeur régional SEMEA et LATAM pour l’activité Energy Systems chez DNV. « Nous avons notamment converti des facteurs tels que le vieillissement des turbines ou les contraintes réseau en impacts quantifiables sur la production d’électricité et les coûts, afin de donner à l’investisseur une vision claire de la performance à long terme. » Il souligne également que ce type de transaction intervient dans un contexte d’évolution des cadres de soutien et des objectifs publics.
Alors que l’éolien terrestre poursuit son développement en France, notamment via l’optimisation et le renouvellement des parcs existants, les signaux récents indiquent une accélération parallèle de l’éolien en mer.
« La France dispose de fondamentaux solides dans l’offshore, avec un potentiel encore largement sous-exploité en raison d’un déploiement plus tardif qu’en Europe du Nord », observe Pierre Héraud, responsable du segment éolien en mer pour la France chez DNV. « Ce qui change aujourd’hui, c’est à la fois le niveau d’ambition et la visibilité apportée par les trajectoires publiques. »
Les objectifs récemment fixés, qui visent 15 GW installés à l’horizon 2035 et 45 GW d’ici 2050, ainsi que la perspective d’un appel d’offres d’environ 10 GW, traduisent une montée en puissance des projets, qu’ils concernent l’éolien posé ou flottant. Dans le même temps, l’éolien terrestre continue d’apporter des volumes significatifs à court terme, en s’appuyant sur un parc existant appelé à être optimisé.
« On observe une dynamique combinant développement progressif de l’offshore et optimisation continue de l’onshore », conclut Pierre Héraud. « Ces évolutions s’inscrivent dans une évolution du rythme et de l’organisation des projets éoliens en France. »